Pourquoi l’Indonésie et l’Asie du sud est ?

Publié le par Uniterre

Depuis décembre 2008 nous réfléchissions à un grand voyage. Dés le départ, trois pistes ont émergées : La route de la soie, l’Amérique du sud et Jérusalem à pieds.

Rapidement la route de la soie s’imposait. Blandine avait déjà voyagé en Amérique du sud et nous voulions vivre une expérience nouvelle. La route pour Jérusalem nous paraissait difficile en octobre et en hiver (traverser l’Europe de l’est avec une toile de tente et à pieds c’est pas l’idéal…).

L’idée de route nous enthousiasmait de plus en plus et nous commencions à projeter un trajet à vélo (Turquie – Chine ) (Turquie- Ouzbékistan). Là encore, le climat, les distances et le relief (Himalaya, hiver continental) nous poussaient vers d’autres horizons.

C’est après ce cheminement vers la fin mai que nous avons commencé à étudier l’Asie du sud est (Vîet-nam, Laos, Cambodge, Thaïlande, Birmanie). Toutes les conditions étaient réunies pour faire un beau périple à vélo :

Les distances entre les pays étaient plutôt courtes, le relief acceptable. Enfin Tous ces pays offraient un intérêt culturel énorme. Nous avions trouvé notre route joignant patrimoine naturel et culturel, c’était parfait. Nous avions négligé une chose : La MOUSSON !!!

    Omniprésente dans ces pays jusqu’en novembre, elle transformait un périple en vélo en raid en pédalo. Il fallait donc repartir à zéro, revoir notre itinéraire.


Les contraintes étaient les suivantes : pouvoir faire une route, ne pas subir les intempéries tropicales et éviter les hivers dans l’hémisphère sud comme dans l’hémisphère nord.

Pendant quelques semaines nous avons donc étudier le relief et la climatologie des différentes régions du monde.

Nos regards repartaient donc vers l’Amérique : c’était maintenant l’Amérique centrale. Costa Rica, Guatemala, Colombie pour aller en Equateur. Là encore, les tempêtes tropicales d’automne empêchaient d’envisager un tel projet.

Le temps avançait et la préparation technique était au point mort. Le périple en vélo devenait de plus en plus difficile à réaliser : Pas de matériel, temps de préparation trop court.


Vers la mi – juin, nous nous sommes replongés dans la géographie du sud est asiatique. Nous avions négligé un pays : L’Indonésie. Trop vite éliminé nous percevions l’Indonésie uniquement comme la cour de récréation des surfeurs et des amateurs de plongée du monde entier. L’approfondissement du sujet allait susciter des envies :

Premier intérêt, la saison sèche court jusqu’en octobre. Deuxièmement ce pays offre une diversité naturelle impressionnante : volcans,montagnes, lagons, mer à trente degrés, faune et flore unique au monde. Enfin, au niveau culturel c’est un carrefour d’influence entre les civilisations : chinois, arabe, indiens. C’est sans doute ce point culturel qui a retenu notre attention. L’Indonésie est le premier pays musulman du monde avec un peu plus de deux cents millions d’habitants et il abrite le plus vieux temples Hindouistes et bouddhistes de la planète.

 

Nous avions le point de départ de notre voyage. Le climat s’améliorant nettement à partir de novembre en Asie du sud est nous pourrions enchaîner sur la Thaïlande, le Cambodge et le Laos. Nous avons un fil rouge culturel : les temples. De l’Hindouisme de Bali au Bouddhisme  Lao.


Finalement, nous n’avons rien inventé, il s’agit du parcours de Pékin-express mais à l’envers.

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Publié dans Prologue

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