Une banale journee de voyage...
Il y a quelques jours ...
LIEU : ile de lombok, la petite soeur de Bali. Ce qui semblait une ile preservee et encore sauvage il y a quelques annees, s'est transformee en usine a touristes : tout y est cher, tout le monde visite les memes choses, impossible de se liberer des bus "tout organises" et de prendre les transport locaux ...
DECOR : Sur une mini-ile a cote de Lombok, le bord de plage est devenue une "avenue" bien peu attirante pour nous => des occidentaux/australiens/et divers partout, des piscines a en gaver avec cours de plongee dans tous les sens, restaurants qui s arrachent la primeur de leur musique "loundge" ...
BREF, la decision est prise, nous n y resterons pas ! Tant pis pour l ascension du mont Reidjani qui nous semblait merveilleuse (mais impossible de l organiser pour un prix raisonnable), et tant pis pour les plages qui semblaient aussi merveilleuses et calmes (mais ou, du coup, tout le monde se retrouve !)
ACTION : Il est 8 heure du matin, nous faisons une heure de bateau publique pour regagner la grande ile de Lombok.
10 h : Depuis l embarcadere, nous regagnons une station de bus locale tant bien que mal. Cela veut dire, a pied, avec nos gros sacs a dos, sous le soleil, et toutes les minutes trente (je n exagere pas), une sollicitation (klaxon, "hello mister" crie a la porte du mini bus...) pour nous emmener de facon motoriser. - les indonesiens ne marchent pas, ils nous prennent pour des fous de faire 1 km a pied -
11h : a la station de bus, nous decidons de prendre un bus local pour nous emmener a l autre bout de l ile, a l embarcadere pour l Ile de Sumbawa !! Ole... Nous progressons toujours un peu plus a l est.... c est la porte pour acceder ensuite a l ile de Flores qui nous attire depuis le debut de notre voyage ...
Le bus fait le tour de la place (quand je dis bus, c est un espece de mini bus customise avec des mega pneus, hyper colore, et au klaxon facile...). En fait, il fait 4 fois le tour de la place, parce que, bien sur, tant qu il n est pas plein, il ne part pas ! Ca crie, ca braille, ca rameute sec (le rabatteur, debout, toutes portes ouvertes, cheveux au vent, descend toutes les 30 secondes pour aller chercher des gens -qui pour la plupart n ont rien a voir avec la destination proposee-), en attendant, ca charge plusieurs cartons sur le dessus du bus (nos bagages sont au dessus aussi car ils prendraient la place de deux personnes), le tout attache avec des grosses cordes. Bref, le depart prend du temps ...Voici la suite.
4 heure de trajet, avec des locaux (bien sur, ne comptez pas bouger les jambes de tout le trajet), plutot sympa, une route centrale dans des petites montagnes, des singes et des scenes de vie au bord de la route. On est encore en pleine forme...
16 h : L embarcadere ! Super, nous allons meme pouvoir avoir une connexion avec le ferry pour regagner l ile de Sumbawa des ce jour...
1h30 de ferry... mer peu agitee, mais la journee de transport se fait sentir (pas eu le temps d un petit dej ce matin et les quelques biscuits avales a la va-vite ce midi ne pesent plus dans l estomac). Bref, je regarde fixement l horizon dans un etat semi letargique pour ne pas choper le mal de mer ... Benoit, ca va ( enfin je le soupconne de faire mine ... !) mais il gardera du petit vent de mer un petit rhume pour quelques jours (l'est pas Breton !)
18 h : C est la tombee du jour : collines acerees, decor vierge, sec, arride, rude, superbe arrivee ! Ravis de trouver un peu l isolement propre a des endroits encore preserves. Nos premiers pas au port de sumbawa, en fait, d un port, plutot un hangar et trois toits en tole, on cherche une connexion de bus pour la prochaine ville car il n y a pas de petit hotels sur cet embarcadere (en fait il n y a rien ! sauf comme toujours, 2-3 bouiboui ou ils vendent de l eau, des cigarettes, des gateaux)
Mais pas de bus. Des camions en pagailles, ceux qui sortent du ferry, mais pas de bus.
Qu a cela ne tienne ! On va voir les douaniers/policiers pour leur demander. (On ne connait jamais trop leur fonction, ils sont la, a 4 ou 5 autour de la barriere, certains camions donnent un billet de temps en temps, pas tous, c est a la tete du client ???!)
Ils ne baragouinent pas vraiment Anglais (ca y est on est sorti des sentiers battus !) alors on se comprend tant bien que mal avec quelques mots d indonesiens. Et ils nous proposent de s assoir et d attendre.
OK. On attend. C est maintenant la nuit. Avec la coupure d electricite, on ne voit plus rien.
Des camions, des motos, tout passe, sauf un bus pour notre destination (a 2 heure de route).
Tout a coup, un policier s agite, se leve, arrete un grand bus que l on voit debarquer du ferry en criant que l on voudrait monter, mais le chauffeur lui crie qu il n y a plus de place et ne s arrete pas... c est vrai, le bus a l air bonde ....
19h30, second ferry, un nouveau grand bus arrive, le flic manque de se faire ecrabouiller en l arretant, mais le bus, completement plein, accepte de nous prendre. Tout le monde est "speed' (les flics, le chauffeur, le rabateur), on sent que l on doit vite grimper avant qu il ne change d avis...On charge nos gros sacs, je suis deja dans le bus, ja i a peine le temps de voir que Benoit est bien monte que le bus redemarre en trombe...
Et la c est le scketch : tout le monde est mort de rire (50 pairs d yeux indonesiens) : on n a l air d extra-terrestres avec notre accoutrement -short-t shirt- 1 gros sac derriere - un petit devant - rouges comme des ecrevisses- Et surtout, ne pouvant plus bouger, completement coinces par nos bagages trop lourds dans une allee de bus trop petite, avec l ensemble des sieges deja occupes, et un chauffeur fou qui fait sauter les suspensions....
Benoit me fait signe qu il va se coincer devant (entre la porte du bus, la vitre, son sac, e rabatteur et le chauffeur). Je ne vois pas bien ou il va se caser mais je me suis deja engagee dans l allee et il m est impossible de bouger le petit orteil pour me retourner vers lui. Toujours debout, je me tiens tant bien que mal pour ne pas m ecrouler sur la moitie des gens, je laisse en plan mon sac dans l alle (impossible de le decoincer...), je vais dans le fond, la ou les gens me font signe... pas de sieges, mais juste de quoi s asseoir par terre, entre 5 cartons et 10 sacs, OUF !
Les gens me font des signes amicaux, me demandent si ca va, je repond en rigolant avec eux. Puis je ne rigole plus quand je realise que je dois tenir 2 heure comme ca, par terre, m accrochant a ce que je peux pour ne pas glisser, en ayant pour paysage un dossier de siege. Mais la route est sineuse, pas large, et le chauffeur conduit comme un dingue. Le mal de coeur lie a une journee de transfert me guette... mais le comble, c est quand au bout d une heure, un type se met a vomir sur ses tongs (juste a ma hauteur...), je tente d eviter comme je peux...
Impossible de communiquer avec Benoit, mon sac toujours coince au milieu, et je ne sais pas quand il faut s arreter. Quelques minutes avant tout de meme, des gens me previennent que c est la, le rabatteur m aide a sortir mon sac (et moi!) par la porte du fond... A la sortie, 15 type sont la pour me crier "taxi ! hotel !"... je leur flanque un "wait a minute" glacial, le temps de verifier que Benoit est bien descendu par la porte avant !
Je mettrai 40 minutes a m en remettre, de nuit, assise sur mon sac, avant de retrouver l energie pour aller trouver un hotel !
Epilogue : c est un trajet parni d autre. Je ne vous raconte pas celui, deux jours apres, ou l on a dormi dans un bus arrete parce qu il ne partait qu a 4 heure du matin, pour une connexion avec un ferry a 8h. En fait, il n y avait pas de ferry. Ou bien peut etre deux jours apres, nous ne l avons jamais su, car nous avons loue un "bateau de peche" avec les seuls 7 touristes qu il y avait sur ile pour rejoindre l ile de Komodo puis l ile de Flores, but de ces 4 jours d expedition !
Pas besoin de se dire "olala".... Ne nous plaignez pas, on doit etre un peu fou, car on aime ca !
LIEU : ile de lombok, la petite soeur de Bali. Ce qui semblait une ile preservee et encore sauvage il y a quelques annees, s'est transformee en usine a touristes : tout y est cher, tout le monde visite les memes choses, impossible de se liberer des bus "tout organises" et de prendre les transport locaux ...
DECOR : Sur une mini-ile a cote de Lombok, le bord de plage est devenue une "avenue" bien peu attirante pour nous => des occidentaux/australiens/et divers partout, des piscines a en gaver avec cours de plongee dans tous les sens, restaurants qui s arrachent la primeur de leur musique "loundge" ...
BREF, la decision est prise, nous n y resterons pas ! Tant pis pour l ascension du mont Reidjani qui nous semblait merveilleuse (mais impossible de l organiser pour un prix raisonnable), et tant pis pour les plages qui semblaient aussi merveilleuses et calmes (mais ou, du coup, tout le monde se retrouve !)
ACTION : Il est 8 heure du matin, nous faisons une heure de bateau publique pour regagner la grande ile de Lombok.
10 h : Depuis l embarcadere, nous regagnons une station de bus locale tant bien que mal. Cela veut dire, a pied, avec nos gros sacs a dos, sous le soleil, et toutes les minutes trente (je n exagere pas), une sollicitation (klaxon, "hello mister" crie a la porte du mini bus...) pour nous emmener de facon motoriser. - les indonesiens ne marchent pas, ils nous prennent pour des fous de faire 1 km a pied -
11h : a la station de bus, nous decidons de prendre un bus local pour nous emmener a l autre bout de l ile, a l embarcadere pour l Ile de Sumbawa !! Ole... Nous progressons toujours un peu plus a l est.... c est la porte pour acceder ensuite a l ile de Flores qui nous attire depuis le debut de notre voyage ...
Le bus fait le tour de la place (quand je dis bus, c est un espece de mini bus customise avec des mega pneus, hyper colore, et au klaxon facile...). En fait, il fait 4 fois le tour de la place, parce que, bien sur, tant qu il n est pas plein, il ne part pas ! Ca crie, ca braille, ca rameute sec (le rabatteur, debout, toutes portes ouvertes, cheveux au vent, descend toutes les 30 secondes pour aller chercher des gens -qui pour la plupart n ont rien a voir avec la destination proposee-), en attendant, ca charge plusieurs cartons sur le dessus du bus (nos bagages sont au dessus aussi car ils prendraient la place de deux personnes), le tout attache avec des grosses cordes. Bref, le depart prend du temps ...Voici la suite.
4 heure de trajet, avec des locaux (bien sur, ne comptez pas bouger les jambes de tout le trajet), plutot sympa, une route centrale dans des petites montagnes, des singes et des scenes de vie au bord de la route. On est encore en pleine forme...
16 h : L embarcadere ! Super, nous allons meme pouvoir avoir une connexion avec le ferry pour regagner l ile de Sumbawa des ce jour...
1h30 de ferry... mer peu agitee, mais la journee de transport se fait sentir (pas eu le temps d un petit dej ce matin et les quelques biscuits avales a la va-vite ce midi ne pesent plus dans l estomac). Bref, je regarde fixement l horizon dans un etat semi letargique pour ne pas choper le mal de mer ... Benoit, ca va ( enfin je le soupconne de faire mine ... !) mais il gardera du petit vent de mer un petit rhume pour quelques jours (l'est pas Breton !)
18 h : C est la tombee du jour : collines acerees, decor vierge, sec, arride, rude, superbe arrivee ! Ravis de trouver un peu l isolement propre a des endroits encore preserves. Nos premiers pas au port de sumbawa, en fait, d un port, plutot un hangar et trois toits en tole, on cherche une connexion de bus pour la prochaine ville car il n y a pas de petit hotels sur cet embarcadere (en fait il n y a rien ! sauf comme toujours, 2-3 bouiboui ou ils vendent de l eau, des cigarettes, des gateaux)
Mais pas de bus. Des camions en pagailles, ceux qui sortent du ferry, mais pas de bus.
Qu a cela ne tienne ! On va voir les douaniers/policiers pour leur demander. (On ne connait jamais trop leur fonction, ils sont la, a 4 ou 5 autour de la barriere, certains camions donnent un billet de temps en temps, pas tous, c est a la tete du client ???!)
Ils ne baragouinent pas vraiment Anglais (ca y est on est sorti des sentiers battus !) alors on se comprend tant bien que mal avec quelques mots d indonesiens. Et ils nous proposent de s assoir et d attendre.
OK. On attend. C est maintenant la nuit. Avec la coupure d electricite, on ne voit plus rien.
Des camions, des motos, tout passe, sauf un bus pour notre destination (a 2 heure de route).
Tout a coup, un policier s agite, se leve, arrete un grand bus que l on voit debarquer du ferry en criant que l on voudrait monter, mais le chauffeur lui crie qu il n y a plus de place et ne s arrete pas... c est vrai, le bus a l air bonde ....
19h30, second ferry, un nouveau grand bus arrive, le flic manque de se faire ecrabouiller en l arretant, mais le bus, completement plein, accepte de nous prendre. Tout le monde est "speed' (les flics, le chauffeur, le rabateur), on sent que l on doit vite grimper avant qu il ne change d avis...On charge nos gros sacs, je suis deja dans le bus, ja i a peine le temps de voir que Benoit est bien monte que le bus redemarre en trombe...
Et la c est le scketch : tout le monde est mort de rire (50 pairs d yeux indonesiens) : on n a l air d extra-terrestres avec notre accoutrement -short-t shirt- 1 gros sac derriere - un petit devant - rouges comme des ecrevisses- Et surtout, ne pouvant plus bouger, completement coinces par nos bagages trop lourds dans une allee de bus trop petite, avec l ensemble des sieges deja occupes, et un chauffeur fou qui fait sauter les suspensions....
Benoit me fait signe qu il va se coincer devant (entre la porte du bus, la vitre, son sac, e rabatteur et le chauffeur). Je ne vois pas bien ou il va se caser mais je me suis deja engagee dans l allee et il m est impossible de bouger le petit orteil pour me retourner vers lui. Toujours debout, je me tiens tant bien que mal pour ne pas m ecrouler sur la moitie des gens, je laisse en plan mon sac dans l alle (impossible de le decoincer...), je vais dans le fond, la ou les gens me font signe... pas de sieges, mais juste de quoi s asseoir par terre, entre 5 cartons et 10 sacs, OUF !
Les gens me font des signes amicaux, me demandent si ca va, je repond en rigolant avec eux. Puis je ne rigole plus quand je realise que je dois tenir 2 heure comme ca, par terre, m accrochant a ce que je peux pour ne pas glisser, en ayant pour paysage un dossier de siege. Mais la route est sineuse, pas large, et le chauffeur conduit comme un dingue. Le mal de coeur lie a une journee de transfert me guette... mais le comble, c est quand au bout d une heure, un type se met a vomir sur ses tongs (juste a ma hauteur...), je tente d eviter comme je peux...
Impossible de communiquer avec Benoit, mon sac toujours coince au milieu, et je ne sais pas quand il faut s arreter. Quelques minutes avant tout de meme, des gens me previennent que c est la, le rabatteur m aide a sortir mon sac (et moi!) par la porte du fond... A la sortie, 15 type sont la pour me crier "taxi ! hotel !"... je leur flanque un "wait a minute" glacial, le temps de verifier que Benoit est bien descendu par la porte avant !
Je mettrai 40 minutes a m en remettre, de nuit, assise sur mon sac, avant de retrouver l energie pour aller trouver un hotel !
Epilogue : c est un trajet parni d autre. Je ne vous raconte pas celui, deux jours apres, ou l on a dormi dans un bus arrete parce qu il ne partait qu a 4 heure du matin, pour une connexion avec un ferry a 8h. En fait, il n y avait pas de ferry. Ou bien peut etre deux jours apres, nous ne l avons jamais su, car nous avons loue un "bateau de peche" avec les seuls 7 touristes qu il y avait sur ile pour rejoindre l ile de Komodo puis l ile de Flores, but de ces 4 jours d expedition !
Pas besoin de se dire "olala".... Ne nous plaignez pas, on doit etre un peu fou, car on aime ca !
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